Les mois ont passé et nous sommes toujours là, en grève, à faire tenir debout ce qui peut encore l’être ! Tenir debout nos services d’urgences bien mal en point de par la surcharge d’activité et de moyens humains insuffisants, du manque de lits initié par des recompositions capacitaires des établissements de santé ne prenant en compte que l’aspect économique. Et oui, il faut de « l’efficience » dans nos hôpitaux !  Jusqu’où faudra-t-il aller pour sortir de cette situation inacceptable, engendrant des dysfonctionnements majeurs à répétition sur le territoire, de services d’urgences ou de SMUR ? Jusque quand la population sera-t-elle capable d’accepter la perte de chance dans la prise en charge médicale, en fonction de son lieu d’habitation et de la capacité d’accueil du service d’urgences dont elle dépend ?

Nous demandons une véritable négociation avec notre ministère de tutelle et le gouvernement,  car nous n’avons eu jusqu’à présent que des réponses à minima, ne prenant pas en compte les revendications des personnels. La situation est catastrophique dans bon nombre de services d’urgences et au-delà dans les services de soins des hôpitaux, toutes spécialités confondues. Il faut une réponse globale à l’hôpital public et non des plans par secteurs d’activités ! Nous professionnels de santé avons besoin d’avoir une vision d’avenir de nos métiers, de retrouver du sens à notre quotidien de soignants(es).

Le 14 février nous allons redescendre encore dans la rue, espérant un sursaut politique qui se fait attendre ! Nous continuerons d’alerter, de dénoncer, de revendiquer, tant que nous ne serons pas entendu dans nos demandes qui sont justes au regard des besoins. Jamais nous ne serons résignés, malgré les pressions ici ou là de directions hospitalières ! Notre combat est juste, nous sommes fier d’être soignants(es) et défendrons toujours l’hôpital public. Le 14 février 2020, manifestons lui notre amour !