Pas de vacances pour les Urgences.

Si le ministère conserve un immobilisme de surface, les Urgences restent déterminées à se faire entendre. Les 186 services en grève aujourd’hui comptabilisent plus de la moitié des 21 millions de passages annuels. Un français sur six cette année pourra donc se faire soigner en contemplant les panneaux d’informations relatifs au manque de moyens accordés à l’hôpital.

Sur l’été des rassemblements s’organisent dans toutes les régions. Le Comité de grève se réunira le 27 Juillet, tandis qu’une assemblée générale nationale se tiendra au décours de la première quinzaine de septembre.
Si les propositions avancées par la direction générale de l’AP-HP semblent raisonnables, les problématiques d’effectifs sont loin d’être résolues pour l’ensemble des services, avec un dialogue plus frontal que social dans de nombreuses structures. Les régions sont livrées à elles-mêmes et seuls les hôpitaux Parisiens paraissent être entendus alors qu’ils ne représentent qu’une minorité des services en grève. Le Collectif est plus que jamais déterminé à faire la lumière sur les conditions de travail déplorables de nos collègues. Chaque jour de nouveaux SAU nous rejoignent avec la volonté de se faire entendre.

De plus, en l’absence de position politique forte de nos tutelles, les avancées sociales acquises par les services d’urgences se feront en l’état au détriment des autres services. Si le budget global des hôpitaux n’est pas augmenté, la revalorisation nécessaire des Urgences pèsera sur les autres activités déjà en apnée, ce qui est inacceptable.

La préparation estivale, loin des communiqués rassurant du ministère, est catastrophique, et nous gardons une vigilance constante tout l’été pour dénoncer les drames liés aux politiques successives de restrictions budgétaires. Nous restons également à disposition de la presse pour témoigner des bricolages quotidiens, photos à l’appui, dans des services dépassant fréquemment les 35° et ne disposant pas de places d’hospitalisation.
Même si nos tutelles s’en lavent les mains, nous continuons à nous battre pour de meilleures conditions d’accueil et de travail.

Le Collectif Inter Urgences