Démenti.
En réaction à l’article d’Hospimedia

Un article de presse publié par Hospimedia le 19 Juillet laisse entendre, alors que le problème des urgences reste entier, que les urgences de l’hôpital Saint Antoine poursuivrait la grève par solidarité avec ses collègues de province.

Nous démentons cette information. Les soignants sont bien solidaires mais s’ils restent en grève c’est parce qu’en premier lieu les revendications nationales ne sont pas satisfaites.

Si l’objectif premier des soignants était purement salarial, alors les propositions de l’AP-HP pourraient être de nature à éteindre le conflit social, encore que ces dernières se font au détriment des autres services. Mais le premier enjeu de cette grève reste la qualité de prise en soins des patients pour ne plus avoir de morts sur des brancards ou pour cause de retours précoces à domicile. A ce sujet le gouvernement n’a rien fait. Les deux processus censés trouver des solutions, la mission nationale et le contrat zéro brancard, ne rendront pas d’éléments de réponses avant la fin de l’automne ou l’hiver prochain. Mieux vaut ne pas être malade d’ici là.
Aujourd’hui nous dépassons les 200 services en grève sur le territoire, dans l’immobilisme le plus complet des pouvoirs publics dont le silence est effarant.
La mise en place prochaine du site internet nous permettra de communiquer, en temps réel, de la réalité des situations rencontrées sur le territoire national dans l’égalité d’accès aux soins.

Le Collectif Inter-Urgences