« Les soignants nous demandent, surtout, d’éviter que les malades n’arrivent à l’hôpital. »

C’est ce qu’a affirmé le Premier ministre.

Non, monsieur Castex, ce ne sont pas nos propos. Nous ne demandons pas à la population d’éviter de consulter à l’hôpital. Il est même irresponsable de tenir un tel discours, d’abord par la culpabilité que vous faites porter aux Français, et parce que les retards de prise en charge auront de graves conséquences.

Nous, soignants, demandons du personnel et des lits.

Ce sont vos choix politiques et économiques qui rendent aujourd’hui impossible de remplir notre mission auprès de la population. Prenez vos responsabilités et assumez votre politique sans utiliser les soignants pour justifier vos mesures. Ce n’est plus le Gouvernement qui demande, ce sont les « héros » qui le réclament.

Depuis vingt mois, le Collectif Inter-Urgences dénonce une volonté de destruction de l’hôpital public et demande à pouvoir donner un accès aux soins pour tous.

Soyez enfin honnête, avouez aux Français que votre discours de culpabilisation cache en réalité une envie ferme de ne donner aucuns moyens supplémentaires aux hôpitaux et à la médecine de ville, malgré les promesses du président de la République.
“Quoi qu’il en coûte…”