Le seul hommage valable : des lits, des effectifs et des salaires décents !

Le Président de la République, a choisi de rendre hommage aux soignants, en ce jour du 14 Juillet.
Quelques semaines après la première phase COVID en métropole, cet hommage aurait pu être le bienvenu, si il s’était accompagné d’une réelle prise en considération du drame que vit l’hôpital depuis plusieurs décennies.

Durant la crise, nous avons fait face à une pénurie de matériel de soins et de protection, nous avons du prendre en charge de nombreux patients dans l’indignité quitte à devoir les sélectionner à l’entrée des services de réanimation.

Cette situation est la conséquence de choix contestables et d’une coupable impréparation, produits d’une politique de court terme devenue la norme. Cela à conduit à la contamination et au décès de trop nombreux soignants et patients. En somme, si certains restaient encore à convaincre, l’économie nous coûte la vie.

Afin de masquer cette incurie, la répression des lanceurs d’alerte dans les EPHAD et hôpitaux se poursuit à bas bruit. Nous soutenons nos collègues qui payent à présent le prix fort pour avoir osé informé la population sur la réalité du quotidien.

Le Ségur de la santé, mise en scène de contrition face à l’opinion publique, a conduit à une médiocre reconnaissance des soignants, sans pour autant répondre à la misère hospitalière. La succession de plan technocratiques ne répondent pas aux critères de dignité minimale d’un service public de soin.

Hommages, cérémonie et médailles, ne sont que des éléments de communication, insultants au regard de la situation.

Nous les refusons.

Par cette action, nous exprimons notre refus de voir des vies humaines être encore malmenées par des visées économiques mortifères.

Seule la lutte paie.


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