LE COLLECTIF INTER URGENCES MAINTIENT LA GREVE ET APPELLE L’ENSEMBLE DES HOSPITALIERS A SE MOBILISER

« AU TANGO DU GOUVERNEMENT LA VALSE DES BRANCARDS »

L’Assemblée Générale, tenue à la Bourse du Travail de Saint-Denis hier, a rassemblé
l’ensemble des représentants régionaux du collectif, des médecins, syndicats, organisations
professionnelles et collectifs en lutte. Des représentants des pompiers, des EHPAD, de la
psychiatrie, des associations humanitaires étaient également présents.

Tous partagent le même constat et la même détermination. Tous ont voté pour la
poursuite de la grève face aux mesures proposées par le gouvernement qui ne répondent à
aucune des revendications portées par les personnels en grève, à savoir :

  • Une revalorisation structurelle :
    Nous demandons, immédiatement, des engagements forts pour arrêter la fermeture de lits
    et de structures, ainsi qu’une réouverture des lits nécessaires dans l’intérêt des patients.
  • Une revalorisation de nos métiers :
    Nous demandons, immédiatement et pour l’ensemble des hospitaliers, 300€ net mensuel
    d’augmentation de salaire, soit l’équivalent de 80 points d’indice supplémentaires, entre
    autres mesures en faveur de l’attractivité de nos professions.
  • Une revalorisation des effectifs :
    Nous demandons, immédiatement, la stagiairisation de tous les contrats précaires.
    Nous demandons, immédiatement, d’acter pour l’ensemble des services un rattrapage des
    effectifs à hauteur des besoins remontés service par service.

Le plan ministériel, au-delà des effets d’annonces chiffrées, est plus hasardeux
qu’ambitieux. Si les dispositifs fourre-tout évoqués ne marchent pas, quelles solutions de repli ?

D’ici à ce que l’on tire les conséquences de ce plan le gouvernement sera déjà parti. Les
quelques soignants qui seront toujours en place continueront de supporter une charge de travail
toujours plus lourde au détriment de la qualité et de la sécurité des soins.

Outre le fait de dénoncer la fuite des professionnels et la mise en danger des patients,
notre combat parle aussi de justice sociale, concept que ne semble pas comprendre ce
gouvernement. Que répondre à des porte-paroles ou médecins, à haut niveau de rémunération
et déconnectés de la réalité du terrain, sur la nécessité de revalorisation du travail des petites
mains ?

L’hôpital public est la variable d’ajustement dans le jeu de réduction des dépenses
publiques. Aujourd’hui les personnels travaillent toujours plus pour toujours moins dans des
locaux inadaptés. Nous ne demandons pas une énième réorganisation par la pénurie, mais un
véritable changement de paradigme pour assurer la qualité et la sécurité des soins.

Nous appelons l’ensemble des hospitaliers à nous rejoindre pour, ensemble, faire valoir
la légitimité de nos demandes.

Le Collectif Inter Urgences