A défaut d’une légion de soignants, quelques légions d’honneur

A l’issue du conseil des ministres de ce Mercredi 13 Mai, la porte parole du gouvernement a
signifié la reconnaissance du gouvernement à travers un système de primes, d’hommage, de
légion d’honneur. Dans le même temps, les députés LAREM lancent un appel à la solidarité
par des chèques vacances. Enième coup de massue d’une gestion par l’absurde.

Tout au long de cette crise le gouvernement a menti sur les masques, a menti sur les tests.
L’opacité est toujours de mise sur les contaminations de soignants, sur le tri en réanimation,
sur la gestion en EHPAD, sur la pénurie de médicaments… La population s’est retrouvée
enfermée pendant deux mois par manque de capacité hospitalière, ce que nous dénonçons
depuis plus d’un an. Dès lors, que penser de ces nouvelles mesures ?

Le système de prime est tout aussi absurde, tant par sa nature que par sa redistribution. Le
pire dans cette histoire c’est que c’est vous qui allez trinquer. Cette prime ne résoudra rien.
Ni le manque d’attractivité, d’équipes stables et compétentes, de qualité des soins. De fait,
après avoir été confinés, c’est vous qui serez mal soignés.

La question n’est pas de savoir si nous sommes satisfaits ou non de recevoir une prime, c’est
de savoir si cela augurera une meilleure prise en charge pour vos parents, conjoints, enfants.
De toute évidence non. Et, de toute évidence, le gouvernement continue à prioriser la
réduction des dépenses publiques au dépend de la santé des patients.

Jusqu’à quand ?

Le gouvernement manquera-t-il une fois de plus à ses engagements, contrairement à ce
qu’affirmait Mr Olivier Véran sur la revalorisation des métiers et des rémunérations lors d’un
communiqué de presse du 15 Avril ?

Nous avons eu votre soutien pendant toute cette période sous de multiples formes, allant
souvent jusqu’à palier l’incurie gouvernementale par vos actes de solidarité. Aujourd’hui
comme jamais nous avons besoin de vous. Pour de meilleures conditions de travail, au profit
de meilleures conditions d’accueil.



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